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05 octobre 2022

Le Café des Sciences de l'École des Ponts reçoit Jean-Baptiste Fressoz le 5 octobre

 

Dans le cadre du Café des Sciences, Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement et chercheur au CNRS, animera une conférence à l’Ecole des Ponts (amphi Cauchy) le mercredi 5 octobre 2022 sur le thème de la transition énergétique : de l’utopie atomique au déni climatique. L’évènement sera retransmis en direct.. A vos agendas !

JEAN-BAPTISTE FRESSOZ

est historien des sciences, des techniques et de l’environnement, chercheur au CNRS, auteur de plusieurs ouvrages dont : L’Apocalypse Joyeuse. Une histoire du risque technologique, Paris, Le Seuil, 2012 ; L’Evénement Anthropocène. La terre l’histoire et nous, Paris, Le Seuil 2016 (avec C. Bonneuil); Les révoltes du Ciel. Une histoire du changement climatique, XVe-XXe siècles, Paris, Le Seuil, 2020 (avec F. Locher). Son prochain ouvrage portera sur l’histoire de l’énergie et de la prospective énergétique.

 

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE L’UTOPIE ATOMIQUE AU DÉNI CLIMATIQUE

La « transition énergétique » repose sur un certain passé. Sa force de conviction tient à son caractère ambigu à cheval entre histoire et prospective. Tout comme par le passé l’humanité aurait accompli des transitions —du bois au charbon puis du charbon au pétrole— il nous faudrait, confrontés au changement climatique, en accomplir une troisième, vers le nucléaire et/ou les renouvelables. Faire face au défi climatique impliquerait donc de poursuivre l’histoire de la science, de l’innovation et du capitalisme, de la guider, de l’accélérer, pour hâter l’avènement d’une économie décarbonée. Grâce à la transition énergétique, le changement climatique n’appelle qu’un changement d’infrastructure. Le problème est que ce futur réconfortant repose sur un passé imaginaire, sur une histoire matérielle fausse, scandée par une succession d’époques. Il n’y a pourtant aucune raison pour que les historiens choisissent la transition comme motif principal de leurs récits. Les sources d’énergies entrent en symbiose autant qu’en concurrence et ces relations symbiotiques expliquent pourquoi, au cours des XIXe et XXe siècles, les énergies primaires ont eu tendance à s’additionner plutôt qu’à se substituer. Pourquoi alors la notion de transition énergétique s’est-elle imposée ? Comment ce futur sans passé est devenu, à partir des années 1970, le futur de nos gouvernants, le futur des cabinets de conseil et des organisations internationales, bref, le futur des gens raisonnables.

 

► L'événement sera retransmis en direct sur EducTV.
► Retrouvez les vidéos des Cafés des Sciences sur la playlist YouTube dédiée.

 

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